Air du temps… nauséabond…

Le 6 juin la municipalité de Quimper actait la mort du « Quartier » son centre d’art inauguré il y a une vingtaine d’années. Un séisme à l’échelle de cette petite ville bretonne peu dotée en biens culturels, si l’on s’accorde à dire que les crêperies n’appartiennent pas à cette catégorie…
Rappelons tout de même que ces centres d’art (celui là comme ses homologues un peu partout dans l’hexagone) étaient le fruit d’une réflexion et d’une politique de décentralisation, qui sous l’impulsion de François Mitterand et Jack Lang son Ministre de la Culture, ont suscité une dynamique culturelle qui a conduit à enrichir les collections, à ouvrir les publics à l’art contemporain, à enrichir les écoles d’art locales en offrant aux étudiants des lieux d’études. En l’occurence, c’était le cas à Quimper, les locaux du Quartier jouxtant ceux de l’Ecole des Beaux Arts.
Ce que cela signifie sur le fond, est que la culture n’est plus un enjeu pour les politiques quelque soit leur bord ! Et qu’en dehors du dossier des intermittents du spectacle (seuls acteurs de la culture à pouvoir faire pression), le sujet n’intéresse pas grand monde. Perte de repères, peur d’affirmer, à l’heure où certaines valeurs sont à défendre et où la culture oppose encore ses remparts face à toutes sortes de barbaries, ce recul des classes politiques par désintérêt et disons le aussi manque de culture des hommes et femmes qui les constituent est de bien mauvais augure !

Le Quartier